Résumé de la table ronde de juin des économistes en chef


Tendances inflationnistes dans le monde et leurs effets sur les PMEs

Résumé de la table ronde des économistes en chef COVID-19 de juin

Les économistes en chef du Groupe de Montréal ont accueilli un nouveau membre européen : Philippe Donnay, commissaire du Bureau fédéral de planification et représentant du Groupe SOWALFIN aux tables rondes. La réunion s’est concentrée sur la compréhension des tendances inflationnistes dans le monde et de leurs effets sur l’espace des PMEs, en particulier en ce qui concerne les taux d’intérêt, l’expansion des entreprises et la capacité d’emprunt des entrepreneurs.

 

Voici un résumé des principaux commentaires des économistes en chef :

  • (CANADA) Pierre Cléroux, BDC : L’inflation au Canada est supérieure à la cible fixée par la banque centrale (3,6 % comparé à 1-3 %). Cette situation pourrait forcer les taux d’intérêt à augmenter, mais ils croient que cela pourrait être temporaire. Les entrepreneurs s’inquiètent de cette situation et de l’augmentation du prix des intrants.
  • (JAPON) Hikaru Fukanuma, JFC : Il n’y pas de preuve d’une augmentation des prix à la consommation. Les taux d’intérêt sont bas en moyenne. Dans certains secteurs de PMEs, il y a eu une dépression des produits comme le poisson et le boeuf. Pour résoudre les problèmes des pêcheurs et des agriculteurs causés par cette situation, beaucoup d’entre eux cherchent à utiliser l’Internet pour livrer leurs produits directement aux consommateurs.
  • (FRANCE) Baptiste Thornary, Bpifrance : La pression inflationniste mondiale est faible et surtout sectorielle, ce qui inquiète les PMEs qui travaillent avec les aliments, l’énergie, les matières premières et les matières industrielles. L’assouplissement des restrictions a fait croitre l’optimisme pour la reprise des secteurs des services et de la construction. L’impact de l’inflation sur les PMEs n’est pas aussi important que prévu : seulement 6 à 7% des PMEs seraient confrontées à des difficultés liées à une augmentation simultanée de la dette et à une diminution des liquidités (peut expliquer la bonne dynamique dans l’investissement).
  • (MAROC) Abdelmoumen Abdelmoughite, GCC : pour stimuler le tourisme, une campagne promotionnelle a été déployée par le biais de tarifs aériens réduits. Les personnes vaccinées (pratiquement toutes les personnes âgées de 40 ans et plus) peuvent voyager n’importe où. L’inflation devrait être de 0,9 pour 2021 et de 1,2 pour 2022. Cela signifie que les PMEs sont bien placées pour obtenir un prêt à moyen et à long terme, car les taux d’intérêt sont faibles pour elles.
  • (BRÉSIL) Fabio Giambiagi, BNDES : L’inflation est à 3%, contre un objectif de 3,75% avec un plafond de 5,75%. L’inflation sera très élevée en 2021 (environ 6,4 %) et pourrait diminuer (à 3,5 %) en 2022, dépendamment des risques politiques. Cela signifie que les tensions politiques liées à la prochaine année électorale pourraient avoir un impact sur les taux de change et l’inflation. 
  • (ARABIE SAOUDITE) Hisham Al-Hasan, SIDF : Selon l’Autorité générale des statistiques de l’Arabie Saoudite, l’indice des prix à la consommation (CPI) pour mai 2021 a augmenté de 5,7 % (par rapport à mai 2020) et est resté relativement stable jusqu’en avril 2021 (a seulement augmenté de 0,2 %). La hausse de l’inflation d’une année à l’autre est principalement attribuable à l’augmentation de la taxe sur la valeur ajoutée de 5 % à 15 % en juillet 2020 et à la hausse des prix des aliments et des boissons et des transports. Dans le futur, l’IMF (Perspectives de l’économie mondiale, avril 2021) prévoit une inflation stable au cours des cinq prochaines années.
  • (BELGIQUE) Philippe Donnay, SOWALFIN : Il y a une inflation de 1%, ce qui est inférieur à l’objectif 2 (fixé par la Banque centrale européenne). La Belgique a la capacité d’augmenter l’inflation, à cause du secteur des services. Un manque de concurrence pourrait faire baisser l’inflation.

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